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A LIRE, A MEDITER

  • Ecologie, morale et évangile

    Vous trouverez ci-attaché un document rédigé par le pasteur Thibaut Delaruelle (texte complet en ligne) et transmis par le pasteur Thomas Reist pour alimenter le débat autour du sujet synodal « Écologie, quelle(s) conversion(s)

    Vous pouvez également télécharger le PDF (5 pages) de ce document.

  • L'écologie : quelle(s) conversion(s) ?

     
    Nous avons lors de notre précédente assemblée générale partagé quant à l'importance du thème synodal, "L'écologie : quelle(s) conversion(s) ?"

    Nous nous sommes donnés rendez vous le samedi 18 mai dès 10h30 au temple d'Alençon, pour réfléchir ensemble et faire émerger notre contribution au synode régional qui se réunira à Merville-Franceville les 15-16-17 novembre 2019.
     
    A la suite de notre rencontre, nous aurons la joie de partager un repas fraternel.
     

    => Pour ce faire, vous pouvez télécharger ici le dossier synodal (PDF).

     
    Certains d'entre vous l'avez peut-être trouvé accessible d'autre moins. Pour vous aider et vous préparer à notre rencontre, je vous soumets le questionnaire ci-après.

    L’équipe de rapporteurs souhaite que vous vous exprimiez sur ce que sont pour vous les crises écologiques dans votre communauté et là où vous vivez, ainsi que sur les solutions à envisager.

    Dans la société, des mouvements sont à l’œuvre pour discuter et trouver des solutions mais à l’inverse des résistances à ces évolutions sont observées. Aussi, souhaitons-nous que le Synode soit l’occasion pour notre Eglise de s’inscrire, avec ses spécificités, dans ce débat.

    Je vous invite donc à venir avec vos idées, vos questions et vos réflexions pour qu'en
    église, nous nous saisissions de ce sujet majeur pour notre humanité.
     
    Pasteur Thomas Reist
     

    A - ETAT DES LIEUX

    1. Quels constats des crises écologiques faites-vous dans votre quotidien ?
    2. Quelles sont, selon vous, les principales urgences ?
    3. Pensez-vous qu’il faille convertir certains de nos comportements ? Lesquels en priorité ?
    4. Quels sont les textes bibliques qui vous sensibilisent aux enjeux écologiques ? Pourquoi ?
    5. Comment votre foi vous inspire-t-elle face à ces enjeux ?
    6. Avez-vous connaissance d’initiatives mises en œuvre pour faire face à ces crises dans votre église locale, œuvre ou mouvement, ou bien dans d’autres communautés ?
    7. Seriez-vous prêts à venir en témoigner lors du synode ou d’une autre rencontre ?
    8. Connaissez-vous le label « Eglise verte » ? Si oui, y êtes-vous engagés ?

    B - PERSPECTIVES

    1. Quelles sont les actions que vous souhaiteriez engager ? De quels moyens auriez-vous besoin pour les mettre en œuvre ?
    2. Quelles sont les résistances aux conversions de nos comportements ?
    3. En quoi l’Eglise peut-elle vous aider ?
    4. Souhaitez-vous que l’Eglise protestante unie de France porte une parole sur les questions écologiques dans l’espace public ? Si oui, quels devraient en être les axes prioritaires ?
    5. Souhaitez-vous que l’Eglise protestante unie de France vous fournisse des recommandations pratiques sur les questions écologiques ? Dans quels domaines ?
    6. Souhaitez-vous que l’Eglise protestante unie de France édite un recueil liturgique et / ou des manuels catéchétiques spécifiquement « écologiques » ?
    7. Auriez-vous des contributions à nous faire parvenir ?

    C - VOTRE TRAVAIL, VOS SUGGESTIONS

    1. Qu’attendez-vous de ce synode ?
    • Ce que vous souhaitez
    • Ce que vous ne souhaitez pas
  • Message du président du Conseil régional Nord-Normandie

    Chers amis,

    Voilà la semaine, des lieux, des ambiances qui se vivent tout en contrastes tant les situations bien que complémentaires, se succèdent.

    Brouhahas et silences, rues et jardins…

    Hosanna et Crucifie, cours des palais et chambre haute…

    Reniements et actes de foi, trébuchements et course rapide….

    Les quelques jours où tout se joue pour notre salut et le salut du monde sont une accélération des émotions, des déplacements, des revirements, des conversions...

    Lire la suite du message du pasteur Olivier Filhol

     

  • Dieu est amour, prédication de Timothée Gestin

    Petit souvenir de Timothée Gestin, notre suffragant de 2017, une prédication prononcée le dimanche 6 mai au temple de Passy-Annonciation :

    Que signifie " Dieu est amour " ?

    Prédication sur I Jean 4, 7-11 et Jean 15, 9-1

    Télécharger la prédicationf (PDF)

     

     

  • Méditation par le pasteur Basile Zouma

    Samedi 14 avril dernier, rencontre œcuménique passionnante au Centre d'Études Théologiques de Caen avec, notamment une série de trois éclairages historiques et théologiques du (jeune) pasteur Chavel, professeur à l'Institut protestant de théologie de Paris, sur Le XVIe siècle, la Réforme ; Le XIXe siècle, la crispation moderniste et renouveau ; le XXe siècle, le mouvement œcuménique.

    Des ateliers organisés l'après-midi ont suscité des échanges enrichissants entre les participants venus de plusieurs région normandes.

    Vous trouverez ci-après la méditation prononcée en introduction de la matinée par Basile Zouma, pasteur de la Manche, que vous connaissez tous ; cette intervention ne peut que contribuer à nous convaincre de l'intérêt d'un dialogue interconfessionnels avec nos frères chrétiens.

    Bonne lecture!

    Thème : Être différents mais tenir la même chose

    Texte : Marc 9, 38-40

    38 Jean lui dit : « Maître, nous avons vu quelqu’un qui chassait les démons en ton nom et nous avons cherché à l’en empêcher parce qu’il ne nous suivait pas. » 39 Mais Jésus dit : « Ne l’empêchez pas, car il n’y a personne qui fasse un miracle en mon nom et puisse, aussitôt après, mal parler de moi ». 40 Celui qui n’est pas contre nous est pour nous.

    Méditation

    Le récit de Marc nous parle d'un homme qui chasse les démons et aide les gens à recouvrer la santé en se servant du nom de Jésus. Ce qui me semble être une activité tout à louable donc à encourager. Eh bien, non ! Les disciples pensent que cet homme doit immédiatement cesser cette activité car le label Jésus – de leur point de vue – est une marquée déposée qui leur appartient. Le motif leur paraît évident : il ne fait pas partie du groupe des douze apôtres, il n'est pas des nôtres.

    Peu importe alors la pertinence de la mission, l'utilité de l'action. Ce qui importe aux yeux des disciples, c'est l'appartenance : « Il ne nous suis pas ». Il n'est pas avec nous qui avons le monopole du Christ, sa proximité, sa confidence...

    Sans doute, cet homme, ce disciple de la marge a-t-il entendu parler de Jésus, sans doute croit-il en lui. Mais il ne nous suit pas, c'est-à-dire qu'il ne fait pas officiellement partie des disciples. Il n'a pas fait acte de candidature, il ne s'est pas présenté, donc il n'a pas le droit de guérir.

    Il est nécessaire de nous arrêter un instant sur les nuances des mots pour saisir la portée de l'opposition des disciples et son dangereux mécanisme d'exclusion. On remarquera avec un sourire au v. 38, qu’au lieu de dire : “(Cet homme) ne te suivait pas”, Jean dit : “Il ne nous suivait pas”. A quoi correspond ce "nous" ?

    C’est probablement le "nous" communautaire qui est aussi celui de l'appartenance à une communauté de foi particulière. « Il ne nous suit pas », il n'appartient pas à notre communauté, à notre ecclésiologie, à notre théologie, à notre façon de faire, à notre modèle liturgique. Il n'est pas comme nous.  

    Jésus répond, d'une réponse qui recentre le propos. Il ne reproche rien à ce "nous" mais le met en garde contre les dérives possibles. Il ne veut pas que ses disciples empêchent l'homme étranger de guérir des gens. Car cet homme travaille dans le même sens que lui-même. Il est pour lui, il est donc pour nous.

    Réponse de Jésus qui fonctionne comme un refus d'exclure pour motif de non ressemblance. Il combat dans sa réponse, cette mentalité de clan qui commence à se former au sein des disciples et autour d’une exclusion. La réponse de Jésus leur apprend que Dieu est à l'œuvre chez eux mais qu'il travaille également chez les autres et par les autres. Il se révèle dans notre Église particulière, et c'est heureux. Mais il se révèle aussi dans l’Église d'à-côté, et c'est heureux encore ! 

    Pour Jésus, ce qui compte n'est pas que cet homme soit ou non recensé parmi les disciples en titre, mais que des gens soient guéris grâce à ce qu'on peut bien appeler son ministère. De l'aveu même des apôtres, cet homme guérit les malades "au nom de Jésus". Ce qui n'est pas une invocation vide de sens, mais une affirmation qui implique que l'homme contesté croit réellement en Jésus. La leçon de Jésus pour ses apôtres est de comprendre que la foi active existe en dehors de leur petit groupe.

    Dans ce récit, la perspective est déjà œcuménique dans le dépassement des mentalités de clan, des propensions au renfermement pour accueillir la foi de l’autre dans sa riche différence. Ici, nous touchons à une réalité essentielle : la liberté de Dieu d'agir comme il l'entend, quelquefois par nous, quelquefois en dehors de nous. Les disciples voulaient en quelque sorte brider cette liberté.

    Pendant que les disciples s'inquiétaient pour les hiérarchies et les appartenances, Jésus lui, rappelait la mission d'une Bonne Nouvelle qui libèrent l'humain de ses démons. Peut-être que nous aussi, en disciples d'aujourd'hui avons besoin du rappel que Dieu, en venant en Christ, a parié sur l'humain pour qu'à travers la Bonne Nouvelle, il lui soit donné d'approcher dans la figure du ce Christ son humanité véritable. 

    Amen.